Le portage salarial existe depuis de nombreuses décennies et gagne en popularité notamment à cause des divers avantages qu’il présente. Pour le travailleur indépendant, qu’il soit consultant ou autoentrepreneur, le statut de salarié porté constitue un moyen de faciliter la gestion de son activité. Il offre également la possibilité d’optimiser les revenus issus de sa profession.
Le principe du portage
Le portage est un mode d’organisation qui permet à une personne qui exerce son métier en freelance de convertir son chiffre d’affaires en salaire. Il est en effet enregistré comme employé, avec un contrat de travail officiel, auprès d’une société de portage. Il peut alors :
- s’assurer un revenu stable et régulier (la fréquence du versement sera précisée dans les accords),
- bénéficier des atouts du salariat classique (notamment la protection sociale),
- conserver son indépendance pour la sélection de ses clients, de ses missions (et des conditions de réalisation), la fixation de sa rémunération, le choix des dates de congé, etc.).
L’aspect administratif de ses activités est pris en charge par sa société de portage.
Quoi qu’il en soit, pour profiter de tous les avantages de ce mode d’organisation, vous devrez bien choisir l’entreprise que vous rejoindrez. Dans la mesure du possible, optez pour une structure spécialisée et qui dispose de nombreuses années d’expérience dans votre secteur d’activités.
Optimiser votre rémunération en tant que salarié porté
L’un des plus grands avantages du système, pour le travailleur indépendant bien entendu, réside ainsi dans l’opportunité de stabiliser ses rentrées d’argent relatives à son activité professionnelle. D’autre part, le portage permet un revenu maximisé grâce à diverses solutions. En effet, plusieurs moyens parfaitement réglementaires offrent la possibilité de réduire les différentes charges dans l’objectif d’optimiser le montant du salaire net des impôts, des retenues sociales obligatoires et des frais.
Parmi les options à mettre à profit figure la déduction des frais professionnels. Pour ce faire, le porté doit déclarer les sommes qu’il avance dans la réalisation de ses missions, entre autres les dépenses qui peuvent être refacturées aux clients et les frais divers de fonctionnement. Les personnes qui sont en télétravail peuvent inclure leurs frais fixes, variables et exceptionnels. En principe, l’ensemble de ces dépenses ne sont pas soumises à l’impôt sur le revenu ni aux cotisations sociales et patronales.
Les autres alternatives comprennent le recours aux plans d’épargne salariale (PERCO ou PEE), aux CESU (chèque emploi service universel), les chèques cadeaux ou encore les titres restaurants.
